Les frottements de l’air, une réalité à ne pas oublier
Jusqu’ici, nous avons laissé de côté l’air. Pourtant, même la plus anodine des feuilles qui tombe vous le rappellera : l’atmosphère ralentit tout. Les frottements, ou force de traînée, dépendent de plusieurs facteurs :
- La vitesse de l’objet (plus il va vite, plus il est ralenti)
- Sa forme (une boule de pétanque tombe plus vite qu’une plume)
- Sa surface (large = ralentie ; compacte = rapide)
- La densité de l’air (plus il est dense, plus la traînée est forte)
À force d’accélérer, un objet finit par atteindre une vitesse constante : la vitesse limite ou vitesse terminale. Ce point d’équilibre, où la force de gravité est exactement compensée par la force de traînée, fait que l’objet n’accélère plus. Par exemple :
- Balle de tennis : environ 20 m/s (≈ 72 km/h)
- Parachutiste en position étoile : environ 55 m/s (≈ 200 km/h)
- Goutte de pluie : entre 5 et 10 m/s (≈ 18-36 km/h)
Les personnes qui s’intéressent aux sports extrêmes, comme le saut en parachute, calculent attentivement cette vitesse pour choisir où et comment sauter sans danger (source : Fédération française de parachutisme).
Une modélisation avancée : les équations avec frottement
Le modèle mathématique devient alors un peu plus complexe. Quand la force de traînée est proportionnelle à la vitesse, l’équation différentielle s’écrit :
m·a = m·g – k·v
Où :
- m : masse de l’objet
- g : accélération due à la gravité
- k : coefficient de frottement (dépend de la forme, la surface, la densité de l’air…)
- v : vitesse
On trouve alors, pour la vitesse en fonction du temps :
v(t) = (m·g/k)·(1 – exp(–k·t/m))
La vitesse sature : c’est la fameuse vitesse limite. On voit que plus k est grand (donc plus il y a de frottements), plus cette vitesse est basse.