2. La deuxième loi de Newton : la force, le poids et les accélérations
Force, masse et accélération : la recette du mouvement
La deuxième loi précise ce que la première laissait en suspens : si quelque chose bouge ou s’arrête, c’est parce qu’il y a une force derrière.
Une force est une poussée ou une traction exercée sur un objet. La masse, elle, mesure la quantité de matière de l’objet. L’accélération définit à quelle vitesse sa vitesse change.
La formule de Newton : F = m × a (Force = masse × accélération). On mesure la force en newtons (N), la masse en kilogrammes (kg) et l’accélération en mètres par seconde carrée (m/s²).
Pourquoi faut-il plus d’effort pour pousser un meuble massif qu’une chaise ?
Illustration immédiate : imaginez déménager un canapé et, à côté, une simple chaise. Même si vous poussez aussi fort, le canapé (plus massif) accélérera moins vite. C’est toute la magie — et le pragmatisme — de la deuxième loi.
Le cas du feu rouge : freinage, accélération et sécurité
Regardons ensemble un cas concret — encore la voiture, décidément une excellente source d’exemples. Plus la voiture est lourde (masse), plus il faut de force pour l’arrêter (freiner) ou la faire repartir (accélérer).
Pourquoi les camions ont-ils besoin de freins plus puissants que les scooters ? À cause de leur masse, ils résistent davantage à la modification de leur mouvement et « demandent » une force supérieure.
Poids et gravité : la pomme de Newton ne tombe pas par hasard
Le poids que nous sentons (quand on porte un sac, un bébé ou simplement soi-même) est une force due à l’attraction gravitationnelle de la Terre. Le calcul est : Poids = masse × accélération de la gravité. Sur Terre, l’accélération de la gravité est d’environ 9,81 m/s². Une personne de 60 kg « pèse » donc 60 × 9,81 = 588,6 newtons.
Voilà pourquoi tout tombe toujours vers le sol, et toujours selon la même accélération, dans la mesure où l’air ne ralentit pas trop la chute (merci Newton — et Galilée avant lui).