Survêtements et couvertures aluminisés : de la survie à la recherche spatiale
Petite histoire d’une invention inattendue
Les “couvertures de survie” aluminisées naissent en 1964, dans les laboratoires de la NASA. D’abord destinées à la protection thermique des satellites, elles passent à la postérité quand on découvre qu’elles protègent aussi excellemment les humains du froid. Depuis, ces textiles aux reflets argentés sont devenus le symbole des courses de fond et du secours en montagne (NASA).
Comment cela fonctionne-t-il ? La chaleur, cette lumière invisible
Notre corps, à 37°C, rayonne en permanence de l’énergie (infrarouge), même dans le noir. Le secret du survêtement aluminisé : restituer cette chaleur. La surface métallique agit comme un miroir pour le rayonnement thermique. Elle n’isole pas comme le ferait une doudoune gonflée de plumes ou une veste polaire (qui, elles, piègent l’air), mais limite le rayonnement du corps vers l’extérieur.
- Un sportif qui s’arrête, trempé et épuisé, perd rapidement 60 % de sa chaleur par rayonnement si l’environnement est froid (Croix Rouge britannique).
- En fait, même une fine feuille aluminisée ramenée d’un marathon suffit à réfléchir jusqu’à 80 % du rayonnement émis par notre peau, empêchant ainsi ce refroidissement dangereux.
Aluminium : un matériau superstar pour la survie
Pourquoi de l’aluminium ? Ce métal possède une très faible émissivité (c’est-à-dire qu’il émet très peu de rayonnement), qui tombe parfois à 0,03 selon la pureté de la surface. En schématisant : l’aluminium “garde la lumière thermique à la maison”. Même utilisé en couche de quelques microns d’épaisseur, il fait déjà des miracles.